Joëlle Cuvilliez : partir malgré la peur

NALOWS — Saison 2, épisode 4 – dernier épisode : Joëlle Cuvilliez — partir malgré la peur

Le voyage n’est pas particulièrement dangereux
avec prudence, comme dans la vie quotidienne

À la veille d’un départ vers Toulouse en suivant le canal du Midi, Joëlle Cuvilliez évoque les conditions de ce nouveau trajet, qu’elle estime entre 200 et 250 kilomètres. Elle précise voyager avec un sac à dos léger et sans organisation précise concernant les lieux où elle dormira.

Interrogée à plusieurs reprises par les personnes rencontrées sur la question de la peur, elle répond qu’elle existe et qu’elle est normale. Elle l’associe au fait de quitter un cadre habituel et de rompre les habitudes. Selon elle, tout changement important suscite une appréhension comparable à celle que provoquent d’autres événements marquants de la vie.

Elle indique toutefois que cette peur ne dure pas. Une fois le voyage commencé, elle explique que l’attention se porte sur l’instant présent et que la peur disparaît. Elle considère qu’il est regrettable de renoncer à partir uniquement pour cette raison.

Voyage et prudence au quotidien

Elle précise également ne pas percevoir le voyage comme particulièrement dangereux. S’appuyant sur plusieurs décennies de déplacements, elle affirme avoir rencontré majoritairement des personnes qu’elle décrit comme sympathiques, serviables ou curieuses. Elle ajoute que la prudence reste nécessaire, en rappelant que les mêmes règles de vigilance que dans la vie quotidienne s’appliquent.

Couverture du livre Buen Camino de Joëlle Cuvilliez publié aux Éditions Douro

Buen Camino, récit de voyage de Joëlle Cuvilliez, publié aux Éditions Douro dans la collection Littéralités.

 

Les rencontres sur le chemin

Elle met en avant la nature des rencontres en voyage, qu’elle distingue de celles de l’entourage habituel. Ces échanges, souvent brefs, participent, selon elle à donner une image concrète et rassurante des relations humaines.

Elle insiste sur le fait que ces observations ne relèvent pas d’un discours optimiste, mais d’une réalité qu’elle dit avoir constatée. Elle évoque des situations simples d’entraide, où des inconnus répondent à une demande ou apportent un soutien ponctuel.

Elle mentionne enfin les réactions de certaines personnes rencontrées, qui expriment leur intérêt pour ce type de voyage tout en reconnaissant ne pas oser entreprendre une telle démarche.

Elle décrit également la route comme un espace de sobriété, tourné vers l’essentiel, et évoque l’idée d’une « école buissonnière » où l’on redécouvre la joie des rencontres, en référence à une expression de Charles Wright. Elle ajoute enfin que voyager à pied ne signifie pas être seul avec sa solitude. Dans ce type d’expérience, elle indique que l’éloignement peut renforcer le sentiment de proximité avec les personnes que l’on aime, parfois davantage que dans la vie quotidienne.

Ce dernier épisode, consacré au voyage et à Buen Camino de Joëlle Cuvilliez, vient clore cette série. Dites-nous quels voyages vous ont marqué ou ceux que vous envisagez de faire. À bientôt pour une troisième saison !

Conception, réalisation : Norma Alonzo — Production : Words and Pictures Television

Crédit photo : Joëlle Cuvilliez