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Jean-Marie Malbec rencontre ses lecteurs à la Fnac de Monthey

Une rencontre simple et chaleureuse, loin de l’agitation des grands salons littéraires.

Une journée de dédicaces en Suisse

Jean-Marie Malbec, auteur publié aux Éditions Douro, était présent à la Fnac de Monthey, en Suisse, pour une séance de dédicaces qui devait, en théorie, rester calme : le lundi étant férié, beaucoup de locaux avaient quitté la région pour le long week-end.

Pourtant, au fil de la journée, les lecteurs se sont succédé autour de la table de dédicaces. Certains connaissaient déjà les livres de Jean-Marie Malbec. D’autres découvraient son univers pour la première fois.

Des échanges spontanés autour des livres

Installée à l’entrée de la Fnac, la table de dédicaces permettait aux visiteurs de s’arrêter librement, le temps d’un regard ou d’une longue conversation. Au fil des discussions, les échanges ont rapidement dépassé le simple cadre de la dédicace pour laisser place à des conversations autour de la littérature, de l’écriture, de la Bretagne ou encore de l’enseignement.

Habitué aux salons littéraires, Jean-Marie Malbec a également évoqué la différence entre ces rencontres plus intimistes et les grands salons parisiens où, plusieurs centaines d’éditeurs et des milliers de livres se côtoient dans un même espace.

Une atmosphère singulière

Au cours de cet entretien, une femme de passage dans le centre commercial s’est arrêtée spontanément pour adresser quelques mots à Jean-Marie Malbec. La scène n’a duré que quelques instants, mais elle reflétait assez bien l’ambiance singulière de ce lieu, où se croisent constamment des personnes aux tempéraments et aux cultures très différents. Certains passent discrètement. D’autres ressentent immédiatement le besoin de partager un moment ou simplement de témoigner de leur reconnaissance.

Des livres liés à différentes étapes de vie

Jean-Marie Malbec a également été invité à évoquer le livre auquel il était le plus attaché. Mais à l’écouter, il devenait difficile d’en distinguer un seul tant chaque ouvrage semblait porter sa part d’histoire personnelle.

Son premier livre restait associé à l’émotion d’une première publication. « Quand Jules devient Eugène » (roman familial) occupait une place plus intime en raison de son lien avec son histoire familiale. Quant aux « Secrets des souterrains de l’abbaye de Belmont » (récit historique), l’auteur le présentait comme l’un des ouvrages les plus exigeants de son parcours d’écriture.

Quelques mots avant de partir

Avant de conclure l’entretien, Jean-Marie Malbec a tenu à adresser quelques mots à Norma Alonzo. Un moment inattendu, accueilli avec un sourire difficile à cacher complètement, et qui résumait bien l’esprit de cette journée : la littérature, chez Jean-Marie Malbec, passe toujours par la rencontre humaine.

Conception, reportage et réalisation : Norma Alonzo

 


Jean-Marie Malbec et Norma Alonzo préparant une séance de dédicace à Monthey
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Jean-Marie Malbec à Monthey — Les coulisses d’une dédicace à l’heure du numérique

Jean-Marie Malbec — auteur publié aux Éditions Douro

À la recherche de panneaux d’affichage

Entre le Valais et le canton de Vaud, en Suisse, Norma Alonzo est partie avec un carton d’affiches sous le bras afin d’annoncer la venue de Jean-Marie Malbec, auteur publié aux Éditions Douro, pour une séance de dédicace organisée à la Fnac de Monthey. Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’était devoir chercher où les coller. Depuis plusieurs semaines, elle se heurte à une réalité inattendue : les panneaux d’affichage publics ont presque disparu.

Des panneaux remplacés par des écrans numériques

Norma Alonzo n’est pas habituée aux tournées d’affichage. Pourtant, à l’occasion de cette rencontre littéraire organisée autour de Jean-Marie Malbec, qu’elle accompagne aux côtés de la Fnac, elle a pris son carton d’affiches, du scotch et des ciseaux, puis elle est partie à la recherche de panneaux encore accessibles au public.

Très vite, elle a constaté une chose : dans de nombreux centres commerciaux, les anciens panneaux ont disparu. À leur place, de grands écrans numériques diffusent désormais des publicités lumineuses, modernes… et souvent payantes.

Quelques espaces libres subsistent encore

Malgré cette disparition progressive, elle a fini par trouver quelques espaces encore accessibles. Ici et là, certains panneaux permettent encore d’annoncer un événement local, un concert, un cours de yoga, un avis de recherche ou une séance de dédicace.

De Collombey à Lutry, en passant par Blonay, elle a collé cette affiche partout où cela lui était permis : dans des supermarchés, sur des panneaux libres au bord d’une route ou encore sur le quai d’une gare.

Comment toucher ceux qui ne suivent pas les réseaux sociaux ?

Au fil de cette recherche, une question lui est venue : comment faire connaître un événement aux personnes qui ne suivent aucun réseau social ? Comment rejoindre celui qui passe sur un quai de gare un mardi matin sans dépendre d’un algorithme pour découvrir ce qui se passe autour de lui ?

C’est précisément pour cette raison qu’elle est sortie avec son carton d’affiches. Elle voulait permettre au plus grand nombre de découvrir l’univers de Jean-Marie Malbec.

Une séance de dédicace à la Fnac de Monthey

Ce samedi 23 mai, Jean-Marie Malbec sera présent à la Fnac de Monthey pour rencontrer ses lecteurs et dédicacer ses ouvrages.

Les adresses des panneaux repérés sont indiquées plus bas. Si vous en apercevez un, n’hésitez pas à le signaler dans les commentaires. Et si vous souhaitez découvrir ou redécouvrir l’univers de Jean-Marie Malbec, vous pouvez vous rendre à la Fnac samedi ou consulter wp-t.ch.

Texte et reportage : Norma Alonzo

 

Les affiches sont ici

Voici quelques panneaux d’affichage encore accessibles entre le Valais et le canton de Vaud.

Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires afin d’aider les auteurs, associations et organisateurs d’événements culturels.

  • Migros Collombey
    Entre-Deux-Fossaux, 1868 Collombey (VS)
  • Coop Collombey
    Zone Artisanale Pré Jaquet 1, 1868 Collombey (VS)
  • Panneau libre Blonay
    Route de St-Légier 4, 1807 Blonay (VD)
  • Migros Blonay
    Route du Village 37, 1807 Blonay (VD)
  • Gare de Blonay
    Blonay – Saint-Légier, Vaud (VD)
  • Coop Lutry
    Route de l’Ancienne Ciblerie 2, 1095 Lutry (VD)

Joëlle Cuvilliez voyage canal du Midi NALOWS épisode 4
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Joëlle Cuvilliez : partir malgré la peur

NALOWS — Saison 2, épisode 4 – dernier épisode : Joëlle Cuvilliez — partir malgré la peur

Le voyage n’est pas particulièrement dangereux
avec prudence, comme dans la vie quotidienne

À la veille d’un départ vers Toulouse en suivant le canal du Midi, Joëlle Cuvilliez évoque les conditions de ce nouveau trajet, qu’elle estime entre 200 et 250 kilomètres. Elle précise voyager avec un sac à dos léger et sans organisation précise concernant les lieux où elle dormira.

Interrogée à plusieurs reprises par les personnes rencontrées sur la question de la peur, elle répond qu’elle existe et qu’elle est normale. Elle l’associe au fait de quitter un cadre habituel et de rompre les habitudes. Selon elle, tout changement important suscite une appréhension comparable à celle que provoquent d’autres événements marquants de la vie.

Elle indique toutefois que cette peur ne dure pas. Une fois le voyage commencé, elle explique que l’attention se porte sur l’instant présent et que la peur disparaît. Elle considère qu’il est regrettable de renoncer à partir uniquement pour cette raison.

Voyage et prudence au quotidien

Elle précise également ne pas percevoir le voyage comme particulièrement dangereux. S’appuyant sur plusieurs décennies de déplacements, elle affirme avoir rencontré majoritairement des personnes qu’elle décrit comme sympathiques, serviables ou curieuses. Elle ajoute que la prudence reste nécessaire, en rappelant que les mêmes règles de vigilance que dans la vie quotidienne s’appliquent.

Couverture du livre Buen Camino de Joëlle Cuvilliez publié aux Éditions Douro

Buen Camino, récit de voyage de Joëlle Cuvilliez, publié aux Éditions Douro dans la collection Littéralités.

 

Les rencontres sur le chemin

Elle met en avant la nature des rencontres en voyage, qu’elle distingue de celles de l’entourage habituel. Ces échanges, souvent brefs, participent, selon elle à donner une image concrète et rassurante des relations humaines.

Elle insiste sur le fait que ces observations ne relèvent pas d’un discours optimiste, mais d’une réalité qu’elle dit avoir constatée. Elle évoque des situations simples d’entraide, où des inconnus répondent à une demande ou apportent un soutien ponctuel.

Elle mentionne enfin les réactions de certaines personnes rencontrées, qui expriment leur intérêt pour ce type de voyage tout en reconnaissant ne pas oser entreprendre une telle démarche.

Elle décrit également la route comme un espace de sobriété, tourné vers l’essentiel, et évoque l’idée d’une « école buissonnière » où l’on redécouvre la joie des rencontres, en référence à une expression de Charles Wright. Elle ajoute enfin que voyager à pied ne signifie pas être seul avec sa solitude. Dans ce type d’expérience, elle indique que l’éloignement peut renforcer le sentiment de proximité avec les personnes que l’on aime, parfois davantage que dans la vie quotidienne.

Ce dernier épisode, consacré au voyage et à Buen Camino de Joëlle Cuvilliez, vient clore cette série. Dites-nous quels voyages vous ont marqué ou ceux que vous envisagez de faire. À bientôt pour une troisième saison !

Conception, réalisation : Norma Alonzo — Production : Words and Pictures Television

Crédit photo : Joëlle Cuvilliez