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Joëlle Cuvilliez : une dédicace annulée, et un nouvel essai sur le voyage au féminin

Venue de Montreuil jusqu’à Monthey, en Suisse, malgré une livraison retardée, l’autrice de Buen Camino a transformé l’imprévu en rencontre — et révélé avoir terminé un nouvel essai intitulé « Le Voyage sourit aux audacieuses ».

Le 17 juin dernier, Joëlle Cuvilliez devait dédicacer Buen Camino, paru aux Éditions Douro, à la Fnac de Monthey — sa première rencontre avec des lecteurs suisses. Informée une semaine plus tôt que la livraison des ouvrages accuserait un jour de retard, elle a néanmoins fait le déplacement depuis Montreuil. Sur place, la séance officielle n’a pas pu se tenir — mais la rencontre s’est faite malgré tout, et l’autrice en a profité pour confier qu’elle venait d’achever un nouvel essai.

Un contretemps de dernière minute

Originaire de Fécamp et de Dieppe, en Seine-Maritime, Joëlle Cuvilliez a fait ses études à Paris avant de se consacrer à l’écriture : romans, recueils de nouvelles, et désormais récit de voyage avec Buen Camino, son septième ouvrage publié en solo. Le rendez-vous à la Fnac de Monthey, organisé avec les Éditions Douro, devait marquer sa première rencontre avec le public suisse.

Une semaine avant la date prévue, le magasin informe qu’un retard de livraison décalera l’arrivée des exemplaires d’un jour. Beaucoup auraient annulé le déplacement. Joëlle Cuvilliez, elle, a fait le trajet depuis Montreuil malgré tout.

Une semaine à sillonner les routes suisses

Sans livres à signer, la séance formelle est tombée à l’eau. Sur place, l’autrice a tout de même trouvé une interlocutrice en la personne de Kelly Vuarand, libraire à la Fnac et lectrice pour le prix du Roman Fnac, avec qui la promotion du livre s’est faite autrement — par la conversation plutôt que par la file d’attente.

Ce contretemps n’aura été qu’une étape parmi d’autres. Marcheuse dans l’âme, Joëlle Cuvilliez a profité de son passage en Suisse pour sillonner, pendant près d’une semaine, les chemins du pays. Les rencontres se sont enchaînées au fil des routes, avec des artistes croisés en chemin et le temps pris pour parler de son livre, jusqu’à la Fête de la Musique, du côté de Montreux.

Un nouvel essai, cinq décennies de voyages en solo

C’est au fil de cette rencontre improvisée que Joëlle Cuvilliez a annoncé avoir achevé un nouveau texte : « Le voyage sourit aux audacieuses. » Le manuscrit alterne récits autobiographiques d’aventures solitaires, menées sur cinq décennies et cinq continents, et réflexion argumentée sur la condition féminine et le droit des femmes à la liberté de mouvement.

Le texte s’attarde sur des réalités concrètes du voyage au féminin rarement évoquées dans ce type de récit — la gestion du corps en itinérance, les contraintes pratiques du quotidien sur la route — et s’appuie sur un travail de recherche autour des voyageuses effacées de la mémoire collective. Son propos touche un lectorat large : celui, plus jeune, qui s’interroge sur la légitimité d’un premier départ en solo, comme celui, plus mûr, qui découvre après la retraite un corps voyageur à reconquérir.

Le manuscrit vient d’être achevé ; aucun éditeur n’a pour l’instant été annoncé.

À la rentrée littéraire, Kelly Vuarand a convié Joëlle Cuvilliez à revenir pour une nouvelle séance de dédicaces à la Fnac de Monthey — et à deux autres rendez-vous, dans le cadre d’une tournée de salons du livre dans la région, dont le programme sera précisé prochainement.

Conception, réalisation : Norma Alonzo — Production : Words and Pictures Television

Crédit photographique : certaines images fournies par l’autrice.


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Jean-Marie Malbec rencontre ses lecteurs à la Fnac de Monthey

Une rencontre simple et chaleureuse, loin de l’agitation des grands salons littéraires.

Une journée de dédicaces en Suisse

Jean-Marie Malbec, auteur publié aux Éditions Douro, était présent à la Fnac de Monthey, en Suisse, pour une séance de dédicaces qui devait, en théorie, rester calme : le lundi étant férié, beaucoup de locaux avaient quitté la région pour le long week-end.

Pourtant, au fil de la journée, les lecteurs se sont succédé autour de la table de dédicaces. Certains connaissaient déjà les livres de Jean-Marie Malbec. D’autres découvraient son univers pour la première fois.

Des échanges spontanés autour des livres

Installée à l’entrée de la Fnac, la table de dédicaces permettait aux visiteurs de s’arrêter librement, le temps d’un regard ou d’une longue conversation. Au fil des discussions, les échanges ont rapidement dépassé le simple cadre de la dédicace pour laisser place à des conversations autour de la littérature, de l’écriture, de la Bretagne ou encore de l’enseignement.

Habitué aux salons littéraires, Jean-Marie Malbec a également évoqué la différence entre ces rencontres plus intimistes et les grands salons parisiens où, plusieurs centaines d’éditeurs et des milliers de livres se côtoient dans un même espace.

Une atmosphère singulière

Au cours de cet entretien, une femme de passage dans le centre commercial s’est arrêtée spontanément pour adresser quelques mots à Jean-Marie Malbec. La scène n’a duré que quelques instants, mais elle reflétait assez bien l’ambiance singulière de ce lieu, où se croisent constamment des personnes aux tempéraments et aux cultures très différents. Certains passent discrètement. D’autres ressentent immédiatement le besoin de partager un moment ou simplement de témoigner de leur reconnaissance.

Des livres liés à différentes étapes de vie

Jean-Marie Malbec a également été invité à évoquer le livre auquel il était le plus attaché. Mais à l’écouter, il devenait difficile d’en distinguer un seul tant chaque ouvrage semblait porter sa part d’histoire personnelle.

Son premier livre restait associé à l’émotion d’une première publication. « Quand Jules devient Eugène » (roman familial) occupait une place plus intime en raison de son lien avec son histoire familiale. Quant aux « Secrets des souterrains de l’abbaye de Belmont » (récit historique), l’auteur le présentait comme l’un des ouvrages les plus exigeants de son parcours d’écriture.

Quelques mots avant de partir

Avant de conclure l’entretien, Jean-Marie Malbec a tenu à adresser quelques mots à Norma Alonzo. Un moment inattendu, accueilli avec un sourire difficile à cacher complètement, et qui résumait bien l’esprit de cette journée : la littérature, chez Jean-Marie Malbec, passe toujours par la rencontre humaine.

Conception, reportage et réalisation : Norma Alonzo